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Peau noire, cheveu crépu : L’histoire d’une aliénation

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Je viens de lire cet article sur http://www.glamourparis.com/vie-perso/generation-glamour/diaporama/cheveux-afros-le-retour-du-naturel/6291/image/444895#un-autre-ideal-de-beaute. Un article tres interessant que je veux vous faire partager. Je suis juste choquee de voir que ce livre Peau noire, cheveu crépu : L’histoire d’une aliénation coute 79 € contrairement au 59 €  qui  sont mentiones dans l'article. C'est honteux, quel livre pour cheveux caucasiens coute autant?








·         Un autre idéal de beauté

Tout commence il y a six ans, grâce au travail d'une sociologue caribéenne Juliette Smeralda. Son ouvrage scientifique, Peau noire, cheveu crépu : l'histoire d'une aliénation fait s'effondrer des années de certitudes et de pratiques capillaires agressives. Non, le défrisage n'est pas normal, dit Juliette Smeralda. C'est une forme de violence qui remonte au temps de l'esclavage, à l'époque où porter le cheveu lisse permettait de voir sa condition s'améliorer. Aujourd'hui, selon elle, c'est pour être belles, remarquées et acceptées que les femmes continuent à se défriser et à se blanchir la peau. Pour la sociologue, on propose aux femmes noires une esthétique (peau claire, cheveu lisse) qui n'est pas la leur : il faut puiser dans la cosmétique africaine, riche et naturelle.

En quelques années, le livre est devenu l'élément de ralliement d'un vaste mouvement de retour au naturel en France et en Afrique. On y trouve des revendications identitaires comme des sensibilités écologiques ou simplement esthétiques. Le mouvement politique Black Is Beautiful l'intègre à son débat. En 2008, Andrea Pippins monte le projet "I Love My Hair" pour encourager les femmes afro-américaines à aimer leurs cheveux crépus. En France, le salon Boucles d'Ebènes, 100% naturel, a attiré des centaines de milliers de personnes. Hapsatou Sy crée les salons de beauté Ethnicia et y accueille toutes les femmes quels que soient leur couleur de peau et leur type de cheveux. Les "Nappy Girls", ces filles qui ne s'affichent jamais sans leur afro, ont développé des blogs comme "Cheveux crépus arrêtons le massacre", "My Afro Week" sur Facebook ou "Le Blog de Noire ô Naturel". La metteur en scène Eva Dombia s'est également inspirée du livre de Juliette Smeralda pour son cabaret capillaire féministe, Moi et mon cheveu. Tout n'est pas gagné pour autant. Dans les médias ou les publicités, c'est encore très rare de voir une femme noire avec ses cheveux crépus. Et les nombreux soins pour "peaux foncées" qu'on trouve de plus en plus dans les grandes surfaces sont encore loin d'être adaptés.

Demain, tous afros ? Il ne faudrait pas non plus tomber dans l'excès inverse qui voudrait qu'une femme noire qui met des extensions ne s'accepte pas. Toutes les femmes ont toujours eu leurs artifices. L'enjeu aujourd'hui, c'est d'avoir le choix, de balayer les préjugés (comme cheveu crépu = cheveu sale ou négligé) et de ne plus avoir honte. D'aller vers un autre idéal de beauté, plus proche de soi que du mannequin sur la photo. Rencontre avec quatre femmes qui ont sauté le pas.










Petit lexique :

Rajouts: mèches synthétiques ou naturelles que l'on tresse avec ses vrais cheveux. Il est conseillé de les garder trois semaines à un mois.

Tissages : perruque de mèches synthétiques ou naturelles que l'on coud ou colle sur les cheveux préalablement tressés.

Peau noire, cheveu crépu : L’histoire d’une aliénation, de Juliette Smeralda, aux éditions Jasor, 59


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